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Le Projet Barthes

d’après La Préparation du roman de Roland Barthes, version scénique et mise en scène Sylvain Maurice, avec Vincent Dissez – à L’Échangeur Théâtre de Bagnolet.

© Christophe Raynaud de Lage

C’est un texte sublime d’intelligence et de vie, émaillé de nombreuses références comme autant d’évidences. Nous sommes au Collège de France dans le cadre du séminaire que donnait Roland Barthes le samedi matin en 1979 et 1980, il y occupait la chaire de sémiologie littéraire après avoir été directeur d’études à l’École pratique des hautes études.

Barthes (1915-1980) est en fin de parcours, il ne le sait pas. Sociologue, philosophe, sémiologue, critique littéraire, écrivain, il échappe à toutes les catégories, et s’il est bien ancré dans l’histoire contemporaine du XXème siècle il est un libre penseur, amoureux de la littérature, du théâtre et des mots, amoureux de l’amour, amoureux de la vie.

La séance qui s’annonce, élaborée par le metteur en scène, Sylvain Maurice qui en signe une adaptation probablement difficile à réaliser tant le matériau d’écriture est riche – sept cents pages – magnifiquement portée au plateau par Vincent Dissez, traite de La préparation du roman. Le discours est adressé, prenant le public devenu l’audience du samedi matin à témoin. On est dans l’oralité et si Barthes a incontestablement préparé son cours, il nous mène, par ce texte, de digression en digression, toutes aussi pertinentes et imagées les unes que les autres. Barthes finalement se parle à lui-même, à voix haute, s’interrogeant sur l’écriture, qui est sa vie, et se regarde dans cette quête passionnée, avec une grande simplicité. Il se livre, à mains nues, son cerveau et son stylo pour seuls outils, dans un dénuement quasi monacal.

Faire le vide et ne se remplir que des mots des autres pour les ressentir, les analyser, les ingérer et les faire siens, de Dante Alighieri à Flaubert, Proust, Maupassant, Rousseau et quelques autres en compagnonnage et dans la permanence de la pensée, telle est la démarche de Barthes. Il parle de l’état dépressif du deuil, comme d’un désinvestissement général et d’une perte de sens, ce qu’il est en train de vivre après la mort de sa mère.  Il s’arrête sur ce midi de la vie, qu’il nomme le « milieu du chemin de la vie » s’inspirant de Dante, dans sa Vita Nova à la recherche d’un déclencheur qui permette de se réinventer et se réinvestir, en changeant radicalement de cap, où que nous en soyons du temps t de la vie . Il est à la recherche d’une sorte de conversion littéraire, dans la jouissance et le plaisir d’écrire, dans « l’idée d’entrer en littérature, d’entrer en écriture, l’idée d’écrire comme si je ne l’avais jamais fait, et de ne plus faire que cela. » Ce cours aurait pu s’appeler comme si, précise-t-il.

Sur une estrade à peine surélevée, grand rectangle blanc où se trouve un bureau blanc, une chaise orange et quelques objets que l’acteur déplacera à peine, l’homme est dans sa réflexion et dans un jeu de mains qui dessine parfois les mots ou rebat les cartes. Tout est mesuré, maîtrisé. Vincent Dissez cisèle le moindre geste, le moindre pas, réalisés avec une précision et une justesse, infinies. La lumière, sobre, permet à un certain moment un jeu d’ombres de chaque côté du plateau, Barthes est entouré de lui-même et dans une certaine solitude, sans aucun ego avancé alors qu’il est une star intellectuelle connue du monde entier (lumière Rodolphe Martin).

© Christophe Raynaud de Lage

Car Barthes n’est pas un faiseur de concepts ni une machine aux mots ampoulés, c’est un homme délicat et sensible, parfois gentiment sarcastique et plein d’humour qui puise ses exemples dans la vie et se passionne pour celle des autres. Ainsi la petite couturière à domicile dont il parle et qui l’illumine par la précision de ses gestes et par sa modestie. Quand il réfléchit à l’écriture et qu’il se demande pourquoi il écrit – alibi, plaisir… – il met le projecteur sur le remaillage des bas et le geste qui appuie sur le bas pour qu’il ne file pas, et propose de poser un doigt sur ses imaginaires comme les femmes de l’époque pour stopper la maille qui file… Il file donc la métaphore avec habileté passant de l’une à l’autre dans un humour tendrement diabolique, il aime la digression, son paysage intérieur est riche et multiple.

© Christophe Raynaud de Lage

À côté des images qu’il utilise il parle aussi de la vieillesse et reprend l’idée de rupture, car   « la continuité n’est pas acte de vitalité » dit-il et si le présent est vivant pour lui, l’actuel ne l’est pas. Il développe l’idée de rupture libératrice nécessaire à l’écrivain pour se retirer du monde et trouver son espace hors de tout bruissement, de la nécessité de « disparaître, du moins provisoirement. » Et il livre ses stratégies de la disparition, à savoir « rester dans une immobilité entêtée » ou « imposer au monde qu’on est un original » ou encore « être malade » et il prend à partie Flaubert et Proust. Il évoque aussi la table de travail, comme une sorte de nautilus où se trouvent ce qu’il nomme « les objets fondateurs » qu’il oppose à la notion d’ordre. On ne touche pas à la structure, vitale et transportable. Puis il se lance dans l’exemple de la mayonnaise, ratée ou réussie et de l’image du jardinier ensemençant, ou plus précisément de la technique du marcottage utilisée en horticulture.

Le bureau est sorti de l’estrade, sorti du tableau, il s’y assied quelques instants et un grand rectangle de lumière bleue s’affiche sur le mur, en fond de scène. Il parle de rectangle imaginaire et de l’ordre des mots, Mallarmé reliant les siens après les avoir posés dans un certain désordre, Proust les juxtaposant. « Nous qui aimons la littérature sommes des exilés sociaux » dit-t-il en dispersant ses objets familiers sur le tapis de scène blanc, qui se teinte aussi de bleu. Une bande son avec quelques notes de piano, les bruits d’une cour de récréation et à peine la rumeur de la vie comme les touches de la machine à écrire, structure la représentation (son Jean de Alméida). Le spectacle se termine sur « la spirale » du compositeur et théoricien Schoenberg, Barthes propose d’écrire son prochain livre en do majeur.

Le Projet Barthes, par sa recherche de sens, soigne notre monde envolé. Par sa « pensée au présent » l’auteur partage ses Mythologies, son Aventure sémiologique et la synthèse de toute son œuvre. Le partenariat artistique qui s’est noué entre le metteur en scène Sylvain Maurice et l’acteur, Vincent Dissez, se poursuit autour de solos d’une grande force et avec tout autant de grâce et de travail que l’étaient les spectacles Réparer les vivants, roman et hymne à la vie de Maylis de Kérangal, et Un jour je reviendrai, réalisé à partir de deux récits autobiographiques de Jean-Luc Lagarce. Ce travail est d’orfèvrerie, porter le texte de Barthes à la scène, une gageure, dans le bruissement de sa langue… Et tant que la langue vivra… !

Brigitte Rémer, le 12 mars 2026

© Christophe Raynaud de Lage

D’après La Préparation du roman de Roland Barthes version scénique et mise en scène Sylvain Maurice avec Vincent Dissez – lumière Rodolphe Martin – son Jean de Alméida – régie Daniel Ferreira – production compagnie [Titre Provisoire] en coréalisation avec L’Échangeur de Bagnolet. La compagnie [Titre Provisoire] est soutenue par le ministère de la Culture/DRAC Bretagne. La Préparation du roman est publié aux éditions du Seuil. Voir aussi (https://www.xn--ubiquit-cultures-hqb.fr/reparer-les-vivants/ ) du 4 juillet 2017

Création du 11 au 21 mars 2026, à l’Échangeur Théâtre de Bagnolet, 59 avenue du Général de Gaulle, 93170. Bagnolet, tél. : 01 43 62 71 20, métro : Galliéni – site : www. : lechangeur.org et www. sylvainmaurice.fr

Petit Eyolf

© Christophe Raynaud De Lage

Texte de Henrik Ibsen, mise en scène et scénographie Sylvain Maurice, au Théâtre des Quartiers d’Ivry/Manufacture des Œillets.

Un tapis noir brillant au sol, un grand écran qui ouvre sur l’horizon, une jetée s’avançant dans la mer. La lumière est au cœur du sujet, visible et invisible. Dans cette scénographie épurée se déroule un drame des plus cruels, la mort d’un enfant et les déchirements que cela entraîne.

Petit Eyolf (Murielle Martinelli) retrouve son père, Alfred Allmers de retour de voyage de manière inattendue (David Clavel). Écrivain, Alfred s’isole épisodiquement pour écrire et s’absente en principe six à sept semaines. Avant de rentrer il a pris la décision de suspendre sa grande œuvre et de cesser de se déplacer pour consacrer plus de temps à son fils, handicapé moteur. Cette fois il n’a pas même écrit une ligne avoue-t-il à sa femme, Rita (Sophie Rodrigues), à qui il annonce ses résolutions, car « ce qu’on fixe sur le papier ne vaut pas grand-chose » ajoute-t-il. Depuis quelque temps le couple Alfred-Rita bat de l’aile, Rita sent qu’Alfred lui échappe, elle en parle avec Asta, la demi-sœur d’Alfred (Constance Larrieu) tout en vidant la valise.

© Christophe Raynaud De Lage

Entre le père et le fils ce sont de jolies retrouvailles. L’enfant a mis son beau costume, dit à son père vouloir apprendre à nager comme les autres enfants et avoir pour projet de devenir soldat. Il porte déjà comme un uniforme. La Dame aux rats qui le fascine (Nadine Berland) et dont il parle avec son père justement passe par là, au moment où la sirène se fait entendre. On l’invite dans la maison. Très excentrique, un peu toquée, elle s’amuse à raconter sa capture des rats avant de passer sa route au son de l’accordéon. Est-elle le mauvais œil, ou l’image de la mort ?

Les adultes parlent entre eux, Petit Eyolf a la permission de descendre au jardin, il rejoint quelques enfants sur la plage. Il ne reviendra pas. La montée dramatique de cette première partie du spectacle mène au silence, à l’absence, au vide. L’enfant a disparu. L’enfant s’est noyé. Le fjord pourtant garde un air endormi, plein de son mystère.

Alfred est sur un banc, la douleur est grande, il cherche à comprendre le sens de cette mort, évite sa femme et recherche la compagnie de sa sœur. Celle-ci lui apprend qu’elle n’est qu’une demi-sœur et qu’elle en a trouvé la preuve dans les papiers de famille. Elle partira avec Borgheim, l’ingénieur amoureux d’elle mais dont elle ne voulait pas entendre parler (Maël Besnard), même si Alfred la supplie de rester. La sirène du vapeur sonne le départ, comme un autre glas.

© Christophe Raynaud De Lage

Chagrin, culpabilité, remords, rongent les parents du Petit Eyolf qui se déchirent et s’accusent mutuellement face à leur responsabilité dans ce drame : « Tu ne l’as jamais vraiment aimé » dit Alfred, « Nous n’avons jamais conquis ce garçon, nous portons le poids de cette mort » répond-elle. L’interdépendance qui lie les personnages de la pièce tisse une toile où passe la navette des mensonges et des vérités, les non-dits. L’image de l’enfant gisant au fond de l’eau, les yeux grands ouverts les hante. « J’ai rêvé d’Eyolf. Je l’ai vu remonter de l’embarcadère, comme les autres » se convainc le père.

Comment supporter la vie ? Chacun cherche sa réponse. Alfred voudrait venger Eyolf et remonter là-haut, dans la solitude de la montagne où il peut écrire, Rita refuse de rester pour ne pas revivre ce qu’ils ont été autrefois. Ensemble, ils reviennent sur leur propre histoire. « Notre amour était un feu dévorant. Tu étais si terriblement belle… » « Je ne me souviens de rien. » Ensemble cependant ils entrent dans une démarche de résilience, cherchant à « remplir le vide avec quelque chose qui ressemble à de l’amour. » Et ils découvrent qu’ils pourraient se rendre utiles à d’autres enfants, moins chanceux que le leur, en leur ouvrant la porte pour « adoucir le destin de ces petits voyous. » Et tandis que Petit Eyolf s’est échappé et vogue, ils prennent un nouveau départ en regardant « vers le haut, vers le grand calme, vers les étoiles » tandis que toujours « l’eau frappe. »

© Christophe Raynaud De Lage

Henrik Ibsen (1828-1906) a écrit Petit Eyolf en 1894 et la pièce fut jouée en janvier 1895 au Deutsches Theater de Berlin. Comme dans ses autres pièces, l’auteur creuse ses obsessions en se confrontant avec le passé pour tenter d’écrire le présent. Grand dramaturge norvégien, il fut personnellement brassé dans la faillite des affaires paternelles qui ont entraîné la désunion de la famille. Écartelé entre l’alcoolisme du père et le mysticisme de la mère, qu’il fuira, Ibsen est marqué au fer blanc. Solitaire et taciturne, il mène une vie relativement marginale à Bergen dont il dirige un temps le Christiania Theater puis erre entre le Danemark, l’Italie et l’Allemagne. Il ne rentrera en Norvège qu’en 1891 après vingt-sept ans d’absence et avec une notoriété internationale d’écrivain. Car il a toujours écrit, même si la reconnaissance n’est pas venue tout de suite. Ses pièces ont une grande puissance. La première, Catilina, est publiée en 1850. Il y en a de nombreuses autres dont les plus représentées – Maison de Poupée (1879, Les Revenants (1881), Un Ennemi du peuple (1882), Le Canard sauvage (1884, Hedda Gabler (1890), Solness le constructeur (1892), John Gabriel Borkman (1896). Son théâtre est intime, cruel et humaniste.

Metteur en scène de Petit Eyolf, Sylvain Maurice a monté en 2016 l’immense chronique d’Ibsen, Peer Gynt, publiée en 1867. Après avoir dirigé pendant dix ans le CDN de Sartrouville, il travaille depuis 2023 avec sa nouvelle compagnie [Titre Provisoire] en Finistère sud, et propose un cycle intitulé Enfant, Enfances, Adolescences. Dans ses dernières mises en scène il radiographie les couples qui se déchirent mais qui ne sombrent pas. Ainsi dans La Campagne, de Crimp, pièce qu’il a mise en scène la saison dernière.

Dans la vision tragique de Petit Eyolf, bien portée par les acteurs dans ce qu’ils tissent entre leurs personnages de façon chorale, l’angoisse monte avec la succession d’événements qui se déroulent au premier acte. On entre ensuite dans une sorte d’Inachevé, au sens schubertien du terme, au fil de l’échange qui se construit entre les vivants et les morts.

Brigitte Rémer, le 27 mars 2024

© Christophe Raynaud De Lage

Avec : Nadine Berland, La dame aux rats – Maël Besnard, Borgheim – David Clavel, Alfred – Constance Larrieu, Asta – Murielle Martinelli, Eyolf – Sophie Rodrigues, Rita. Lumières Rodolphe Martin – son Jean de Almeida – collaboration à la scénographie Margot Clavières – direction technique André Néri – régie générale Marion Pauvarel – administration et diffusion En votre compagnie

Du 8 au 16 mars 2024, au Théâtre des Quartiers d’Ivry/Manufacture des Œillets Centre Dramatique National du Val-de-Marne, 1 rue Raspail. 94200. Ivry-sur-Seine – métro : Mairie d’Ivry – tél. : 01 43 90 11 11 – site : www.theatre-quartiers-ivry.com – En tournée : 21 mars 2024, L’Archipel, Scène de territoire de Fouesnant – du 9 au 11 avril – Le Quai – CDN d’Angers

Réparer les vivants

© Elisabeth Carecchio

D’après le roman de Maylis de Kerangal – Version scénique et mise en scène Sylvain Maurice – Au Théâtre des Abbesses/Théâtre de la Ville.

Un acteur et un musicien dans l’instabilité des décisions à prendre : le premier, Vincent Dissez, porteur d’une histoire de mort et de vie, d’une course contre la montre traduite par un tapis roulant qui lui file sous les pieds ; le second, en surplomb, Joachim Latarjet monté sur une plateforme avec ses instruments – trombone, guitare, piano et voix – porteur du commentaire musical et sorte de conscience, soutient la prise de décision.

Il n’est pas rien de décider du don d’organe. C’est de ce thème dont traite – sous l’angle affectif, médical et éthique – le roman de Maylis de Kerangal qui rencontre, depuis sa publication en 2014, un vif succès public et a reçu de nombreux Prix.

Du surf au petit matin dans des eaux froides avec trois copains, le plaisir de la vie, une passion. L’accident de voiture au retour. Simon, dix-neuf ans, déclaré en état de mort cérébrale. Le médecin qui annonce à la mère, Marianne, que les lésions sont irréversibles mais que le cœur bat encore. L’espoir. Le père et la mère, séparés, devant leur culpabilité, le père pour avoir transmis la passion du surf à son fils, addict aux risques. Tous deux face au choix de faire don du cœur de leur fils ou non, tel que l’énonce l’infirmier spécialiste des dons en vue de transplantation. Comment décider pour Simon, aurait-il choisi d’être donneur, et comment supporter ? Toutes questions auxquelles il devient impossible de répondre avant d’apprendre à conjuguer au passé. Alors que tout laisse à entendre que la réponse s’annonce négative, ils donnent leur accord. Faire entendre à Simon le bruit de la mer une dernière fois, avant la déchirure, tel est le geste demandé.

La machinerie alors se met en marche, il n’y a que quatre heures possibles entre l’incision sur le donneur et la réalisation de la transplantation. Tous sur la ligne de départ : transports, préparation, équipes sous pression, Claire la receveuse de cinquante et un ans, sa vie entre parenthèses de 23h50 jusqu’au réveil six heures plus tard, avec un autre cœur. C’est ce timing, geste après geste, qui est restitué par Vincent Dissez avec une extrême intensité, beaucoup de fluidité et de légèreté dans le corps, comme dans l’inspiration-expiration, des points de suspension traduits en musique qui permettent au spectateur de reprendre souffle, aussi.

Il existe une véritable osmose entre le texte, l’acteur et le musicien, l’environnement scénographie et les lumières d’Eric Soyer, qui signe la réussite du spectacle sur un thème pourtant plein de gravité. La clarté et la finesse du travail de mise en scène et de direction d’acteur signé Sylvain Maurice sont à saluer, l’acteur interprétant les différentes partitions : il est le narrateur, le surfeur et ses copains, le médecin, la mère et le père, l’infirmier spécialiste du recueil d’organes, le médecin chargé de la greffe, la greffée. Et le titre, vient d’une parole de Tchekhov dans Platonov, affichée sur la porte d’un Professeur, à l’hôpital : « Enterrer les morts, réparer les vivants. » Une notion de réparation où physique et mental se rejoignent dans une tension qui ouvre sur une ode à la générosité et à la vie. Car il est en le pouvoir du théâtre de faire revivre les morts.

Brigitte Rémer, le 30 juin 2017

Du 14 au 24 juin 2017, au Théâtre des Abbesses/Théâtre de la Ville. Tél. : 01 42 74 22 77 www.theatredelaville-paris.com

Avec Vincent Dissez et Joachim Latarjet – D’après le roman de Maylis de Kerangal publié par Verticales/Editions Gallimard – Assistant à la mise en scène Nicolas Laurent – scénographie Eric Soyer – lumières Eric Soyer en collaboration avec Gwendal Malard – composition originale Joachim Latarjet – costumes Marie La Rocca – son Tom Menigault.