Archives par étiquette : Musée d’Orsay

Berthe Morisot, au Musée d’Orsay

« Autoportrait », Berthe Morisot  © Musée Marmottan Monet, Paris. (1885)

Exposition présentée par le musée national des Beaux-Arts du Québec, la fondation Barnes, le Dallas Museum of Art et les musées d’Orsay et de l’Orangerie – Commissariat Sylvie Patry, conservatrice générale, directrice de la conservation et des collections du musée d’Orsay,  Nicole R. Myers, conservatrice Lillian et James H. Clark de la peinture et de la sculpture européennes au Dallas Museum of Art.

Née en 1841, Berthe Morisot peindra jusqu’à sa mort, en 1896. Degas, Monet, Renoir et Mallarmé organiseront une exposition posthume à la Galerie Durand-Ruel, marchand d’art qui lui avait été présenté par Édouard Manet et qui lui avait acheté quatre œuvres, en 1871. Édouard Manet l’accompagne au long de son parcours artistique jusqu’à sa mort, en 1883. Il peint d’elle en 1872 un portrait, intitulé Berthe Morisot au bouquet de violettes, belle et grave, contemplative. Elle épouse son frère cadet, Eugène, deux ans plus tard avec lequel elle aura une fille, Julie en 1878, mais c’est la peinture qui la dévore. Cette même année, lors de la première exposition des impressionnistes où elle présente son travail, on la remarque : « Le ton chez elle est d’une justesse, d’une délicatesse, d’une finesse exquise. Le motif est bien choisi, les silhouettes sont élégantes, les fonds pleins d’harmonie » écrit la critique (Villiers de L’Isle-Adam, Zola) mais comme tous les impressionnistes, elle n’échappe pas à la moulinette des critiques dans les expositions qu’ils présentent. Un Manifeste de l’Impressionnisme publié en 1876 définissait pourtant les intentions et recherches des artistes de cette nouvelle école.

Berthe Morisot expose à Londres (en 1882, 1892, 1893). Après la mort de son beau-frère Édouard, elle organise avec son mari une grande rétrospective à l’École des Beaux-Arts, début janvier 1885. Elle expose à Bruxelles (en 1886), mais sa première exposition personnelle, une rétrospective montrant quarante-trois de ses œuvres, n’a lieu qu’en 1992. Gustave Geffroy, futur Président de l’Académie Goncourt, écrit dans la préface du catalogue : « Ici la lumière solaire a été analysée et transformée par un vouloir et des mains magiciennes, elle a été conduite à ces révélations par une série d’opérations où il y a le charme et la douleur d’un prestige » et Jacques-Émile Blanche dans  les Entretiens politiques et littéraires : « Elle est la seule femme peintre qui ait su garder la saveur de l’incomplet et du joliment inachevé, dans des toiles très poussées, abandonnées par impatience, reprises avec rage et toujours fraîches comme au premier jour. »

Le Musée d’Orsay met à l’honneur cette grande Dame de la peinture et propose une traversée d’un demi-siècle impressionniste, en plus de soixante-dix toiles et huit sections. La première : « Peindre la vie moderne à l’extérieur et à l’intérieur. » Berthe Morisot travaille sur la figure, et prend les modèles dans son milieu familial, au début particulièrement sa sœur, Edma, elle-même artiste peintre. Elle s’applique au travail de cadrage. Les toiles de ces années-là s’intitulent Vue du Pont le Port de Lorient en 1869, ville où s’était installée sa sœur qui elle, abandonnera le métier de peintre ; Marine, le Port de Cherbourg, en 1871 ; Le berceau, réalisé en 1872, qui fait référence à la naissance de sa nièce, Blanche ; Cache-cache en 1873 de même que La lecture, ou L’Ombrelle verte.

La seconde section a pour titre : « Mettre une figure en plein air » et présente Femme et enfant au balcon, une vue sur Paris datant de 1871/72 ou Eugène en spleen, réalisée à Cowes sur l’Ile de Wight où ils font leur voyage de noces, ou encore La Terrasse, réalisée à Fécamp en 1874, avec vue sur mer. La plupart des toiles sont des huiles que l’on voit évoluer avec le temps et dont la matière s’affinera au fil des ans, mais il y a aussi quelques pastels, ainsi Sur l’herbe, appelé aussi Sur la pelouse, ou encore Dans le Parc, datant de 1874 où l’on voit une femme assise dans l’herbe, sa sœur Edma probablement, avec deux enfants et deux chiens. Berthe Morisot travaille avec une grande élégance l’ombre et la lumière, la transparence des tissus, dans un rapport sensuel à la couleur et qui suggère. Dans les blés (1875) montre l’étendue de la plaine de Gennevilliers.

La troisième section intitulée « Femmes à leur toilette » couvre la période 1876/1894. Berthe Morisot fait poser des modèles professionnels et entre dans leur intimité. Fine observatrice, elle témoigne des codes vestimentaires, traduit dans La Psyché un reflet dans la glace d’une femme de blanc vêtue, un bout de canapé à fleurs et un sol rouge. Elle ose et innove, en montrant y compris ses modèles de dos. La quatrième section présente, d’après une phrase de Jules Laforgue, « La beauté de l’être en toilette » où Berthe Morisot se penche sur le détail vestimentaire comme les cols, jabots, fleurs et accessoires. Ainsi une Femme en noir avant le théâtre (1875), une Jeune femme au divan (1885) portant une robe blanche sobrement décorée, sur un canapé vert, et devant un fond bleu. L’arrière-plan se fond dans le portrait, les robes sont suggérées, le sujet est décentré. Deux portraits de femmes, que les saisons désignent sont aussi présentés : Été (1879) et Hiver (1880). Cette même année, l’État achète pour la première fois un tableau de Berthe Morisot, le Portrait d’une jeune femme en toilette de bal, belle reconnaissance pour une femme artiste, à cette époque-là. Morisot capte la vie dans le jardin de Bougival où la famille passe les étés, ainsi Eugène Manet et sa fille dans le jardin de Bougival (1881), et elle donne vie au Jardin de Maurecourt où mère et fille sont dans l’herbe (1884). Les jardins sont pour les impressionnistes un thème de prédilection, avec, ou parfois sans, personnages.

La cinquième section, « Fini/non fini – Fixer quelque chose de ce qui se passe. » L’époque étant au canotage, Le lac du Bois de Boulogne (1879) autrement appelé Jour d’été montre deux femmes au milieu du lac et quelques canards. Plage de Nice (1882) dessine la ville au loin, un enfant fait des pâtés de sable, la mère regarde l’étendue bleue ; Jeune fille à la poupée ou Enfant au fauteuil (1884), La Leçon au jardin (1886) où père et fille se font face, assis sur des pliants dans un jardin, un cahier à la main font partie de cette série. Il y a peu de peinture dans les pourtours du tableau. La sixième section nous mène du côté des « Femmes au travail : servantes, bonnes et nourrices » qui entourent la famille Morisot, au train de vie confortable. Elles cousent et tricotent, font la cuisine. Ainsi Femme cousant dans le jardin de Bougival (1881) ou Paysanne étendant le linge, tableau de la même année ou encore une Jeune femme tricotant dans le Jardin (1883) « Fixer quelque chose de ce qui se passe, oh ! Quelque chose, la moindre des choses, un sourire, une fleur, un fruit, une branche d’arbre… Cette ambition-là est encore démesurée » dit-elle. Son unique Autoportrait (1885) palette et pinceaux discrètement à la main, fut très remarqué et exposé à titre posthume. La septième section est intitulée Fenêtres et seuils et met l’accent sur ce qui lie l’intérieur de la maison à l’extérieur : les jardins d’hiver, balcons, fenêtres et vérandas. Ainsi Après le déjeuner (1881) où une femme portant un chapeau fleuri et un éventail, fait face à l’artiste dans une véranda. Sur la table comme à l’arrière-plan, des fleurs et un jardin. Dans la véranda (1884) où la verdure, de l’autre côté de la vitre, se décline en majesté, ou encore La Lecture (1888) où une jeune fille est assise dans un jardin d’hiver, un livre à la main. Les Carnets de Berthe Morisot (1885 à 1890) avec croquis, notes et citations sont exposés. On y trouve des bribes de textes issus de Baudelaire, Zola, Montesquieu, La Bruyère ou les Frères Goncourt. « Je ne crois pas qu’il y ait jamais eu un homme traitant une femme d’égale à égal et c’est tout ce que j’aurais demandé car je les vaux » écrit-elle.

La huitième section en guise de conclusion fait référence à Virginia Woolf avec Une chambre à soi et s’intitule « Un atelier à soi ». On y voit une Fillette à la mandoline (1890), la Jeune fille au lévrier (1893), ou encore Julie rêveuse (1894), la fille de Berthe Morisot ayant dû faire face à la mort de son père, deux ans plus tôt. « Le rêve c’est la vie et le rêve est près de la réalité. On agit soi, vraiment soi. Si on a une âme elle est là » dit-elle.

Le parcours proposé par le Musée d’Orsay autour de l’œuvre de Berthe Morisot est remarquable. On y découvre la femme et l’artiste, on y réfléchit à la place de la femme dans l’art, au XIXème siècle, et au rapport au temps. Au regard de la détermination qui l’habitait, sans bruit et sans fureur, Berthe Morisot a réalisé une œuvre aussi forte et sensible que celle de ses collègues et amis impressionnistes, et a su trouver sa place. On lui doit d’être dans le même panthéon.

Brigitte Rémer, le 30 septembre 2019

Du 18 juin au 22 septembre, Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur. 75007 – métro Solférino – site : www.musee-orsay.fr – tél. : 01 40 49 48 14

L’aventure du Cavalier bleu / Der Blaue Reiter

Franz Marc Vasily Kandinsky Der Blaue Reiter Almanac, 1914
Publisher: R. Piper & Co., Munich, 2nd edition – Neue Galerie New York. Gift of Allan Frumkin © Neue Galerie, New York

Deux figures majeures de l’expressionnisme allemand, Franz Marc et August Macke, complices en art comme dans la vie, dans un parcours élaboré par le Musée de l’Orangerie, à Paris. Commissariat général Cécile Debray.

Ils se rencontrent à Munich en 1910, Franz Marc a trente ans, August Macke vingt-trois. Le premier (1880/1916) prédestiné à être pasteur et philosophe, étudie à l’Académie des Beaux-Arts de Munich. Le second (1887/1914) de sept ans son cadet, se forme à l’École d’arts appliqués de Düsseldorf. Leur attirance pour les peintres français les rapproche. Au début de leur carrière, Cézanne, Van Gogh et Gauguin les inspirent et la nature les fascine. Leurs premiers tableaux sont empreints de ce post impressionnisme et leur amitié, immédiate et durable, les féconde.

Franz Marc, très tôt, exprime son rejet du monde industriel naissant et place les animaux au centre de sa démarche picturale. Tous ses tableaux, structurés, colorés, métaphoriques et méditatifs en témoignent, à partir d’un dessin esquissé et d’une belle harmonie dans la composition comme dans les couleurs. Il utilise diverses techniques : de la gouache et crayon sur papier, avec Les Premiers Animaux où se croisent magiquement âne, chevaux et bélier ; de l’encre sur papier, avec La peur du lièvre ; de l’huile sur jute, montrant un Lapin de garenne à l’écoute, au milieu d’une végétation de blés dorés ; la tempera sur papier avec Cheval et âne ; de nombreuses huiles sur toile comme ce Tableau pour enfants/Chat derrière un arbre, roux et ronronnant ; un Chien couché dans la neige dormant harmonieusement au centre du tableau, Trois animaux : chien, renard et chat très stylisés, chacun dans sa position, bienveillante et aux aguets ; Les Loup (Guerre des Balkans) le corps en fuseau, prêts à bondir comme boulets de canon, référence à la première guerre des Balkans contre l’Empire Ottoman ; Belettes jouant, pleine d’espièglerie dans une nature toutes couleurs. Franz Marc décline une palette submergée de couleurs.

Plusieurs rencontres inspirent l’artiste – au-delà de celle avec August Macke, en 1910 – et orientent son travail vers de nouvelles tentatives. Sa rencontre avec Vassily Kandinsky en 1911, puis avec les Delaunay, Robert et Sonia, en 1912, sont déterminantes. Quand, en rupture avec le milieu officiel de l’art, Kandinsky crée la Nouvelle association des artistes munichois (NKVM) – qu’il quitte quelque temps plus tard quand on lui reproche son abstraction grandissante – il propose à Franz Marc de travailler avec lui sur un projet d’Almanach. Dix-neuf articles, rédigés et illustrés par des artistes de toutes disciplines, mènent à cent quarante-quatre reproductions d’œuvres où se mêlent, sur tous supports, l’académique et l’imagination populaire. On y trouve Henri Rousseau dit Le Douanier que Franz Marc admirait particulièrement – l’Orangerie présente sa toile Promeneurs dans un parc, très sobre ; ainsi que Son Ancien et Clair de lune à Saint Germain, de Paul Klee ; Gabriele Münter, artiste faisant partie du mouvement expressionniste et compagne de Kandinsky, ainsi que le compositeur Arnold Schönberg, font partie du mouvement Cavalier Bleu. C’est l’effervescence des avant-gardes

Un unique numéro de l’Almanach du Cavalier Bleu/Der Blaue Reiter est publié en mai 1912 « Nous avons trouvé le nom Der Blaue Reiter en prenant le café dit Kandinsky (…) ; nous aimions tous les deux le bleu, Marc les chevaux, moi les cavaliers. » Imprimé de manière artisanale et coloré par xylographie, l’Almanach est précédé de deux expositions présentées à Munich en décembre 1911 et février 1912, affirmant le métissage des courants artistiques et des esthétiques et visant à ouvrir l’art et les esprits et à prendre en compte l’ouverture internationale. L’exposition du Blaue Reiter regroupe les œuvres de quatorze artistes. Elle est suivie d’une seconde exposition, quelques semaines plus tard, intitulée Noir et Blanc, principalement à partir des œuvres graphiques. L’Almanach est ré-édité en 1914.

De Kandinsky, sont exposés à l’Orangerie Trois cavaliers, une xylographie sur papier avec trois matrices, rouge, bleu et noir. Kandinsky réalise pour l’Almanach onze aquarelles représentant un cavalier s’élançant vers le ciel et brandissant un tissu bleu, symbole du pouvoir triomphant de l’esprit sur la matière. On voit, dans des vitrines, les différentes étapes de fabrication de la couverture. La figure du cavalier fait référence à Saint-Georges terrassant le dragon et à L’Apocalypse, le bleu comme dimension spirituelle et symbole d’une avant-garde sert de support d’idées. « L’art prend aujourd’hui des directions que nos pères étaient loin de rêver ; devant les œuvres nouvelles, on est comme plongé dans un rêve où l’on entend les cavaliers de l’Apocalypse fendre les airs ; on sent une tension artistique gagner toute l’Europe. De toutes parts, de nouveaux artistes s’adressent des signes : un regard, une poignée de main suffisent pour se comprendre ! » écrit Franz Marc dans l’Almanach. Le Cavalier Bleu sera une sorte de chemin vers l’abstraction.

Issu du primitivisme et imprégné d’impressionnisme August Macke s’intéresse, lui, à l’urbain et aux lieux de la ville. Stylisés et estompés, ses personnages n’ont pas de visage et gardent l’anonymat. Malgré son amitié avec Franz Marc, il s’éloigne assez vite du mouvement du Cavalier Bleu et ses références vont du côté de la modernité. Robert Delaunay et le futurisme italien l’intéressent, comme Umberto Boccioni et sa toile La Rue entre dans la maison. Il structure l’organisation spatiale de la toile avec rigueur et travaille le prisme des couleurs de manière subtile et éclatante. L’exposition montre principalement des huiles sur toile comme Deux femmes devant la boutique d’un chapelier, ou Café sur le lac à partir de forme formes colorées et rythmées, qui se dirigent vers l’abstraction. De la nature il rapporte un Couple dans la forêt en 1912 ou un Paysage avec vaches, voilier et figures, en 1914. Il y a quelque chose de très onirique dans ses toiles. En avril 1914 August Macke se rend en Tunisie avec Louis Molliet, un artiste suisse et avec Paul Klee, il en est ébloui. Très productif, il en rapporte de nombreux dessins, aquarelles et esquisses. Kairouan III une aquarelle, Marchand de cruches et Paysage africain des huiles sur toile sont montrés dans l’exposition en même temps que quelques toiles de Paul Klee. August Macke regarde l’Orient. À peine rentré, en août 1914, il est mobilisé. Il sera tué un mois plus tard, le 26 septembre 1914.

L’exposition réunit une centaine d’œuvres des deux artistes et débute autour des années 1908/1910, moment de leur formation artistique et de leur attirance pour la peinture impressionniste française. Le noyau central en est, l’Almanach du Cavalier Bleu/Der Blaue Reiter qui met en dialogue des œuvres de Kandinsky, Delaunay et du futurisme, avant de se diriger vers plus d’abstraction. Quatre sections la composent : Une amitié de peintres – Les années Blaue Reiter – Une avant-garde européenne – Vers l’abstraction.

Franz Marc et August Macke ont traversé différents courants qui les ont façonnés : le post impressionnisme, le fauvisme et le cubisme, le futurisme. Quand ils se rendent ensemble à Paris, en Septembre 2012 ils rencontrent les Delaunay. Fondateur et principal artisan du mouvement orphiste, branche du cubisme, Robert Delaunay fait leur admiration. Sonia, son épouse, travaille sur la simultanéité des couleurs. Elle a magnifiquement illustré sur papier Japon l’intense poème de Blaise Cendrars La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, écrit en 1913. L’œuvre traduit l’idée du mouvement et du balancement du train. Présentée dans l’exposition, elle est signée de l’auteur : « En ce temps-là j’étais en mon adolescence J’avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance J’étais à 16 000 lieues du lieu de ma naissance J’étais à Moscou, dans la ville des mille et trois clochers et des sept gares Et je n’avais pas assez des sept gares et des mille et trois tours Car mon adolescence était si ardente et si folle Que mon coeur tour à tour brûlait comme le temple d’Éphèse ou comme la Place Rouge de Moscou quand le soleil se couche. »

L’exposition du Musée de l’Orangerie présente deux grands artistes, deux modes de vie, une même recherche sur les sentiers de la modernité et des styles qui évoluent différemment : Franz Marc capté par Kandinsky et le concept du Cavalier Bleu, August Macke séduit par les Delaunay. Tous deux, morts prématurément à la guerre. Simple, précise et pleine de charme, l’exposition dégage une sorte d’harmonie cosmique, qui met en relief le lyrisme et l’inquiétude de Franz Marc, la ville et la lumière, d’August Macke. La couleur, souveraine pour tous deux, est remarquablement mise en scène.

Brigitte Rémer, le 13 mars 2019

Commissariat général Cécile Debray, directrice du Musée de l’Orangerie – commissariat Sarah Imatte, conservatrice au Musée de l’Orangerie – scénographie Loretta Gaitïs, Irène Charrat – graphiste Savannah Lemonnier – éclairage Philippe Collet/Abraxas Concept. Exposition organisée par les Musées d’Orsay et de l’Orangerie à Paris et la Neue Galerie de New-York où elle a été présentée d’octobre 2018 à janvier 2019. Elle s’inscrit dans la programmation du musée de l’Orangerie autour des Avant-gardes européennes – Le catalogue de l’exposition est coédité par les Musées d’Orsay et de l’Orangerie/ Hazan (39,95 €).

Musée de l’Orangerie, de 9h à 18h tous les jours (sauf le mardi, le 1er mai et le 14 juillet au matin – 1 Place de la Concorde/Jardin des Tuileries (côté Seine) 75001 Paris – métro : Concorde – tél. : 01 44 50 43 00 – e-mail : information@musee-orangerie.fr