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Sillages

Conception et mise en scène Guillaume Lecamus – texte Faustine Noguès  – interprétation : Sabrina Manach, comédienne – Cécilia Proteau, danseuse – Cand Picaud, marionnettiste – Le Morbus Théâtre, au Centre national de la Marionnette/Le Mouffetard.

© Roland Baduel

C’est une grande professionnelle américaine de la montagne qui se lance un défi. Un peu par provocation, un peu parce qu’elle est au bout du rouleau au moment où les sponsors qui devaient accompagner ses projets vers les hauts sommets, la lâchent, pour une raison injuste : Dan, son compagnon, a bravé un interdit en escaladant une barre rocheuse protégée, mais c’est à elle que s’adressent les représailles.

Avant de s’écrouler, elle lance des appels téléphoniques et une de ses amies, pour la convaincre de poursuivre ses ascensions, évoque au cours de la conversation, une barre rocheuse tout près de chez elle, dans les Alpes. Elle en dit la difficulté et l’inhospitalité, la préparation nécessaire, mais elle lance son invitation. Quelle n’est pas sa surprise quand elle entend l’amie se dresser comme un félin, ramasser son énergie et son amertume et partir sur le champ et sans matériel, avec la seule volonté d’en découdre.

La situation esquissée – peut-être un peu longuement – la vraie pièce commence dans le tête-à-tête éprouvant entre cette alpiniste qui va faire face à la paroi de calcaire comme une folie, l’escaladant en solo intégral, à mains nues, sans poulies, cordes ni mousquetons, et sans personne pour l’assurer. Le parcours du spectacle, c’est ce combat, physique et mental, avec les éléments et avec elle-même, et c’est ce dépassement, au-delà du risque, et de la vie.

Guillaume Lecamus, metteur en scène, s’est déjà frotté à ce sujet des extrêmes et de la rage de gagner, ouvrant un cycle sur l’endurance en 2022 avec 54 x13 sur le cyclisme, à travers un coureur du peloton qui s’envole et la mécanique vélo, puis en 2023 avec 2h32, le record de Zenash Gezmu au marathon, récit éblouissant d’une tragédie sur fond d’Éthiopie (cf. Ubiquité-Cultures du 19 mars 2023). Faustine Noguès, l’auteure, s’inspire ici de la trajectoire de Steph Davis, une des meilleures grimpeuses du monde et nous mène dans ses reliefs intérieurs et pensées, en écho aux reliefs géographiques.

Sur scène Sabrina Manach, comédienne, livre son corps à corps, assistée d’une danseuse (Cécilia Proteau) et d’un marionnettiste (Cand Picaud). La mise en scène repose sur ce dialogue des échelles – parfois complexe à gérer – entre la comédienne et les figurines de petit format qui parcourent le spectacle. Une fête dans un appartement avant départ met en jeu des plateaux de ces figurines (conception et réalisation Cand Picaud) ; le double de la comédienne, si petite sur une grande paroi que le spectateur ne quitte pas des yeux, deux praticables dressés (scénographie Sevil Grégory, création lumière Vincent Tudoce) permettent le va et vient du regard entre l’actrice et la montagne. « Je veux m’oublier sur cette roche » dit-elle.

© Roland Baduel

Le texte dit l’effort et le danger de chaque moment, la concentration à outrance, les flash-back des exploits passés, les mains à la recherche d’anfractuosités et l’érosion des plaques tectoniques, les visions, la blessure au milieu du gué, le doute d’y arriver, l’impossibilité de toute marche arrière, la conséquence de la moindre erreur. On est dans le regard de l’alpiniste, dans sa technique et son dédoublement, dans son désespoir et ses visions. Le temps s’arrête. « Je vois ma main rater la prise, glisser… » On accompagne la chute déjà programmée. Reviennent les noms et les âges des alpinistes qui ne sont pas revenus de leurs courses en montagne « ces visages me regardent tomber » et la liste des morts s’allonge. Dans un sursaut dernier, le visage de Yasuko Namba, alpiniste japonaise morte d’épuisement en 1996 après une tempête de neige en redescendant l’Everest, l’oblige à stopper sa chute. « Yasuko me tend une main de pierre… » Un appel à la vie la saisit, sa respiration s’apaise, elle se re-mobilise et reprend la montée.

© Roland Baduel

Le corps de la comédienne positionnée côté cour, est engagé dans le combat, pris en relais par la figurine joliment manipulée à vue. De courtes parenthèses sont données par quelques apartés scientifiques qui définissent les éléments qu’elle croise comme autant de signes de vie qui se fichent sur la paroi : la roche calcaire et les lichens, une fourmi qui l’accompagne un bout de route et qu’elle tient à emmener au sommet, les vibrations d’un oiseau dont l’ombre apparaît sur le rocher, un papillon à la robe verte, tout ce qui l’aide à replonger dans le réel de la démesure et de l’intensité. « Tu le sens, le fourmillement de la montagne… »

L’exaltation revient, la lutte reprend dans sa rigueur mathématique. Comme une araignée ou un lézard contre la roche, l’alpiniste sait maintenant qu’elle va y arriver. Des moments musicaux et superpositions de sons l’accompagnent, dans le crissement de ses chaussures et le tâtonnement des mains à la recherche des failles à agripper (création sonore Thomas Carpentier), jusqu’au mouvement final qui la propulse sur le sommet. « Tu poses tes pieds, et tu te dresses. » Là-haut, pas le temps de se réjouir, on lui remet la combinaison et le parachute qui lui permettront un retour à la terre ferme, nouvelle épreuve.

Car après avoir frôlé la mort de si près, à l’aller, elle la frôlera aussi au retour dans les deux techniques de saut qu’elle utilise, le wingsuit, cette combinaison ailée qui permet d’accroître la sensation du vol en chute libre et le base-jump où elle déclenchera à un moment son parachute. L’alpiniste observe les courants avant de se jeter dans le vide, sa descente lui permet l’ivresse et l’harmonie des éléments.

Une belle image finale nous est donnée à voir quand la grimpeuse a atterri au sol et qu’elle garde l’empreinte du vol, elle est devenue oiseau. Sillages est une métaphore de la vie, de l’espace et de la nature, de la liberté, de notre lien à cette nature qui garde et sédimente les traces.

Brigitte Rémer le 24 janvier 2026

Avec : Sabrina Manach, comédienne – Cécilia Proteau, danseuse – Cand Picaud, marionnettiste – conception et mise en scène Guillaume Lecamus – texte Faustine Noguès  – scénographie Sevil Grégory – création marionnette Cand Picaud – création sonore Thomas Carpentier – création lumière Vincent Tudoce – chargée de production et de diffusion Anne-Charlotte Lesquibe

Du 21 au 31 janvier 2026, mardi au vendredi à 20h, samedi à 18h, dimanche à 17h – scolaire, Jeudi 29 janvier à 14h30 – Le Mouffetard/CNMa, 73 rue Mouffetard, 75005. Paris – métro ligne 7, Place Monge ou ligne 10, Cardinal Lemoine – tél. : 01 84 79 44 44 – site : lemouffetard.com et morbustheatre.com – En tournée : 12 février 2026 Théâtre des 2 Rives, Charenton (94) – 27 mars 2026, Festival MARTO, Théâtre de Châtillon (92), à 20h (site www.festivalmarto.com) – automne 2026, Le Sablier/CNMa/Ifs (14) – novembre 2026, Ville de Melun (77).

Triptyque au féminin, de Marta Cuscunà, marionnettiste et performeuse  

© Alessandro Sala / Cesuralab

La Semplicità ingannata au Théâtre Mouffetard – Sorry, Boys au Carreau du Temple, Il canto della caduta, à l’Espace Jacques Brel de Pantin – Trois spectacles présentés dans le cadre de la XIe Biennale Internationale des Arts de la Marionnette.

Portée par Isabelle Bertola et le Centre national de la Marionnette/Le Mouffetard qu’elle dirige, la Biennale Internationale des Arts de la Marionnette se reconnaît cette année dans le thème Résister-Exister : « Quels que soient la bataille engagée, l’époque ou le lieu concerné, ces spectacles témoignent de révoltes et de combats pour plus d’égalités, de solidarités et de libertés. »

Parmi une riche programmation, les spectacles de Marta Cuscunà sont mis à l’honneur. L’actrice et marionnettiste italienne – qui voulait être artiste de music-hall – est née dans une petite ville ouvrière, Monfalcone et s’est formée à Prima del Teatro, l’École européenne pour l’Art de l’Acteur, de Pise. Elle y rencontre les plus grands maitres du théâtre contemporain et dès sa première création, en 2009, intègre les marionnettes dans ses spectacles. Ses thèmes de prédilection tournent autour du féminin, avec sa volonté d’indépendance et ses combats. En 2020, Marta Cuscunà est répérée par Chantiers d’Europe du Théâtre de la Ville et depuis 2022, elle est artiste associée au Piccolo Teatro, à Milan.

© Alessandro Sala / Cesuralab

Sa ligne artistique, née d’une contrainte économique, est définie par le fait d’être seule en scène et d’interpréter tous les rôles. Elle travaille avec la scénographe, Paola Villani dans la recherche des techniques de manipulation et avec Marco Rogantes pour l’écriture des textes. Ensemble, ils cherchent à cerner « comment les mécanismes, les mécaniques, impactent la parole des personnages » ; le processus de création dure plus de deux ans. Marta Cuscunà est virtuose dans ce va-et-vient entre le texte et la technique de manipulation, elle est toutes les voix et voyage à vitesse grand v d’une figurine à l’autre comme un/une pianiste œuvre sur son clavier pour l’interprétation d’un grand concerto.

Dans son spectacle, La Semplicità ingannata/La simplicité trompée, créé il y a dix ans, en 2012, Marta Cuscunà est presque davantage actrice, que manipulatrice. L’argument, librement inspiré de Lo spazio del silenzio, de Giovanna Paolin, met en scène la rébellion d’une communauté de clarisses dans le couvent d’Udine, au XVe siècle. Marta Cuscunà s’en donne à cœur joie dans le marchandage d’abord de jeunes femmes bonnes à marier, ou pas – selon leur degré de beauté, leur caractère et le volume de la dot -. Les femmes mourant souvent en couches, on se bouscule sur le marché des veufs.

© Alessandro Sala / Cesuralab

Quant aux recalées à l’aptitude au mariage, le christ sera leur époux, leur vie, dans le couvent qui leur a grand-ouvert les portes. Là, certaines font le mur ou passent en cachette par les trous de la grille, certaines ont d’étranges visites, d’autres ont la permission de partir en grandes vacances, quelques-unes sortent accoucher dans la plus grande discrétion et avec la bénédiction de l’évêque qui pourrait être, dans quelques cas, le géniteur. On voit la novice se faire raser les cheveux, prendre le voile, faire vœux d’obéissance, jusqu’à ce qu’une demi-douzaine de clarisses organisent une rébellion contre le machisme ambiant. « Dehors, nous ne valons rien », constate l’une d’elle. Et on suit leur épopée-western : absence de missel, crucifixion, nouveau vicaire général, offices, jusqu’à ce que les choses, soixante ans plus tard, se remettent dans l’ordre. C’est piquant, drôle et léger et Marta Cuscunà est dans son élément entre le voile de la mariée qu’elle interprète avec talent et humour et celui de la clarisse-résistante. On a l’impression d’être dans l’allée d’une église, ses marionnettes situées côté jardin, entrent en piste dans la seconde partie du spectacle, celle de la révolte du couvent et vont de la sidération à la désolation, de l’opposition au combat.

© Alessandro Sala / Cesuralab

Dans Sorry, Boys ! créé en 2015, l’exploration des résistances féminines se poursuit, nous sommes face à une galerie de portraits, une douzaine de têtes coupées semblant enfermés dans un carcan ou piquées comme les papillons d’une collection arrêtés dans leur vol. Ces personnages réagissent à une épidémie de grossesse dans une institution scolaire. Côté jardin, l’équipe pédagogique de l’institution et le directeur essayant de dissimuler, des parents, qui, indignation mise à part, cherchent à comprendre et apportent leurs commentaires débridés. Côté cour, les jeunes géniteurs version gros benêts. Marta Cuscunà s’est inspirée d’un fait divers qui avait défrayé la chronique d’une petite ville du Massachusetts, en 2000. Dix-huit lycéennes de moins de seize ans décidaient de tomber enceinte en même temps pour élever leurs enfants ensemble. Les dialogues en direct se complètent par des textos qui s’affichent sur un écran où s’échange la parole des jeunes femmes. Là encore, le plus spectaculaire est ce qui se passe techniquement à l’arrière, avec l’actrice-marionnettiste qui porte les dialogues et danse latéralement avec ses figures à animer. C’est virtuose et sportif.

Dans Il canto della caduta/ La chanson de l’automne, créé en 2018, troisième spectacle présenté par Marta Cuscunà dans le cadre de la Biennale Internationale des Arts de la Marionnette, l’élément visuel est d’une toute autre facture. La scénographie travaille en verticalité et sur trois niveaux de lecture nous mène du centre de la terre chez les souris au paradis des oiseaux, là-haut. Le spectacle est librement inspiré du règne des fanes, véritable mythe issu des légendes d’une province italienne située au Sud-Tyrol, à la frontière de l’Autriche et de la Suisse et qui se transmettent de génération en génération. Construit à partir de différentes sources, il raconte la fin tragique d’un peuple pacifique des Dolomites vivant de manière égalitaire et en symbiose avec la nature, qu’un roi étranger, belliqueux et cruel, vient anéantir pour se maintenir au pouvoir. Les Fanes tuent leurs propres enfants. On assiste à la lutte entre le roi et sa fille et les oiseaux commentent le combat. Il y a du fantastique et du politique dans l’argument et la mécanique complexe des oiseaux géants, qui font figure de commentateurs, tels des dieux. La marionnettiste les manipule par un réseau complexe de câbles et de leviers dont elle joue avec virtuosité. Sans compter ses passages vers le bas de la structure scénographique où elle redescend manipuler les rescapés du massacre, petites marionnettes masquées : on est chez Aylan, un souriceau qui s’impatiente de ne pouvoir sortir à son gré, et sa mère qui le raisonne et le recoud. Et elle lui lit une épopée, comme un conte fantastique. « Aylan, quel passage veux-tu entendre, aujourd’hui ? demande la mère – L’histoire des origines répond-il – Aylan, arrête de trembler, quel passage ? Le noir, la chute ? » reprend la mère. Des courtes phrases s’échangent, à la manière de cadavres exquis.

© Alessandro Sala / Cesuralab

Nous nous enfonçons dans la montagne, écouter le secret d’Amargi, figure-totem des aïeuls et ses anciennes coutumes. Une véritable épopée nous est racontée. Et c’est sur un écran mobile, qui se lève et redescend, situé entre les deux niveaux, qu’on voit le relief inhospitalier de montagnes qui se fendent et de nuages qui mangent la montagne. A l’arrière-scène, un grand écran blanc reçoit les ombres de la structure métallique qui compose l’armature de la scénographie, et celles des oiseaux regardant l’infini, qui, en contre-jour, est de toute beauté. Il ne reste, dans le chant final, qu’un silence de fin du monde et le cliquetis du métal dans la manipulation des oiseaux. Marta Cuscunà est chacune des voix du spectacle et pianote sur son clavier peu tempéré de la manipulation. C’est une guerrière qui nous mène du merveilleux à la réalité.

© Alessandro Sala / Cesuralab

Porte-flambeau de la défense du féminin dans ses différents spectacles, sous des formes variées et pleines de causticité, Marta Cuscunà est une engagée-enragée, artistiquement comme politiquement. Elle ose la provocation ravageuse et, si ses spectacles sont parfois un peu bavards, sa présence, physique et vocale est un plaisir et provoque l’admiration. Sa dextérité et virtuosité de conteuse-actrice et de manipulatrice, fruits d’un immense travail, sont à féliciter chaleureusement.

La Semplicità ingannata, les mardi 16 et mercredi 17 mai 2023 à 20 h au Mouffetard/CNMa (75005). Assistant Marco Rogante – création lumières Claudio « Poldo » Parrino – création son Alessandro Sdrigotti – régie plateau, son et lumières Marco Rogante et Alessandro Sdrigotti – réalisation décor Delta Studios et Elisabetta Ferrandino – réalisation costumes Antonella Guglielmi – traduction, surtitrage Federica Martucci – Sorry, Boys ! les mercredi 10 et jeudi 11 mai 2023 à 19h30 au Carreau du Temple (75003). Conception et réalisation des têtes coupées Paola Villani – assistant réalisateur Marco Rogante – création lumière Claudio « Poldo » Parrino – création son Alessandro Sdrigotti – animation graphique Andrea Pizzalis – création graphique  Andrea Ravieli – têtes inspirées par Eva Fontana, Ornela Marcon, Anna Quinz, Monica Akihary, Giacomo Raffaelli, Jacopo Cont, Andrea Pizzalis, Christian Ferlaino, Pierpaolo Ferlaino, Filippo pippogeek Miserocchi, Filippo Bertolini, Davide Amato – diffusion France Jean-François Mathieu – traduction, surtitrage, Federica Martucci – Il canto della caduta, les samedi 13 mai à 18h et dimanche 14 mai 2023 à 16h, Salle Jacques Brel, à Pantin. Conception et réalisation animatronique Paola Villani – assistant à la mise en scène Marco Rogante – conception vidéo Andrea Pizzalis – création lumières Claudio « Poldo » Parrino – coach vocal Francesca Della Monica – traduction, surtitrage Federica Martucci – création sonore Matteo Braga Régie – lumière, audio et vidéo Marco Rogante – constructions métalliques Righi Franco Srl – assistant réalisation animatronique Filippo Raschi – collaborateur Giacomo Raffaelli.

Brigitte Rémer, le 23 mai 2023

Biennale internationale des arts de la Marionnette 2023

Visuel Loïc Le Gall

Du 10 mai au 4 juin se déroulera la 11ème édition de la Biennale internationale des arts de la marionnette (BIAM), à Paris et dans de nombreuses villes d’Île-de-France. Le Mouffetard – Centre National de la Marionnette que dirige Isabelle Bertola en assure la programmation et développe de nombreux partenariats institutionnels et artistiques.

Né en 2001 en coopération avec le Parc de La Villette, la Biennale est devenue un incontournable de la discipline, les artistes de tous pays s’y rencontrent. C’est une vitrine sur l’art de la marionnette qui permet de faire le point sur la création et de montrer la diversité et la richesse de ce domaine artistique souvent resté mal aimé car mal connu.

Une programmation dense et éclectique s’annonce dans sept structures à Paris et vingt en Île-de-France. Très active, la ville de Pantin participe pour la huitième fois à la Biennale et accueille des spectacles dans tous les lieux culturels de la ville. De nombreux coproducteurs, soutiens et partenaires sont partie prenant dans la manifestation. Trente-trois compagnies françaises et internationales y seront accueillies pour donner trente-neuf spectacles et cent trente-deux représentations.

Un coup de projecteur sera donné cette année sur l’univers singulier d’une artiste italienne, Marta Cuscunà qui lancera la manifestation le 10 mai au Carreau du Temple avec son spectacle Sorry, Boys, et présentera deux autres spectacles, Il Canto della caduta, à Pantin et La Simplicita ingannata au Mouffetard.  Deux autres Focus mettront l’accent sur le travail de deux compagnies :  La Agrupación Señor Serrano, de Barcelone, qui mêle performance, texte, vidéo, son, à travers Birdie présenté à Pantin et The Mountain à Choisy-le-Roi, et la compagnie Tro-héol fondée en 1995 par Daniel Calvo-Funes et Martial Anton, avec Everest, programmé à Pontault-Combault et Scalpel suivi de Plastic, à Montreuil.

Un programme labellisé « Olympiade culturelle par Paris 2024 », OMNI-objet marionnetique non identifié/ présences sportives, annonciateur des JO présentera six spectacles sur la thématique du sport, des créations inédites qui célèbrent l’olympisme – sur dix sélectionnés dans ce cadre – À vous les studios / compagnie Les Maladroits –  Footcinella / compagnie La Mue/tte –  Hand Hop / Scopitone et Cie – Sport en boîte / compagnie Randièse – Podium / Rodéo Théâtre et Rebonds / Compagnie Alinéa.

De nombreuses autres compagnies sont programmées dans les différents lieux de la Biennale et présenteront leurs spectacles, nous ne pouvons toutes les citer. Un Bal Marionnettique clôturera l’événement, le 3 juin au Théâtre des Quartiers d’Ivry, mené par la compagnie Les Anges au plafond dans une mise en scène de Brice Berthoud. Des rencontres, échanges et conférences se tiendront au Mouffetard. « Objets inanimés avez-vous donc une âme ? » Réponse du 10 mai au 4 juin 2023, avec la Biennale internationale des arts de la Marionnette.

Brigitte Rémer, le 7 avril 2023

11ème Biennale internationale des arts de la Marionnette – Le Mouffetard-CNMa, 73 rue Mouffetard, 75005. Paris – métro : Place Monge (ligne 7) ou Cardinal Lemoine (ligne 10) – site : www.lemouffetard.com – tél. : 01 84 79 44 44 – email : contact@lemouffetard.com – La conférence de presse annonçant la manifestation s’est tenue le 22 mars 2023, au Carreau du Temple.