Vertige – Richard Peduzzi à Orsay 

Exposition des dessins et maquettes de Richard Peduzzi, scénographe – Commissariat scientifique Clémence Raynaud, conservatrice en chef architecture, musée d’Orsay et Sylvie Patry, conservatrice générale, déléguée aux célébrations des musées d’Orsay et de l’Orangerie – Projet conçu par Richard Peduzzi et Alizée David – scénographie Richard Peduzzi et Clotilde Trolet, en collaboration avec Argile pour la mise en peinture – Au musée d’Orsay.

Coupe longitudinale de l’Opéra de Paris © BR (1)

Au fond de la grande Nef du musée d’Orsay se trouve un dispositif réalisé en 1986 par Richard Peduzzi, scénographe, peintre, designer et créateur de mobilier, sur l’Opéra Garnier. Il présente le monument et son quartier en pleine transformation par les grands travaux haussmanniens engagés à la fin du XIXème siècle. On y trouve aussi une coupe longitudinale de l’Opéra de Paris, maquette monumentale qu’il a réalisée avec Gianni Gianese, à partir des plans de Charles Garnier de 1880.

On connait le scénographe pour sa complicité avec le metteur en scène Patrice Chéreau et la grande œuvre qu’ils ont réalisée ensemble à travers spectacles de théâtre et d’opéra, pendant plus de quarante ans. On le connaît moins pour avoir été directeur de l’École nationale supérieure des arts décoratifs ainsi que de l’Académie de France à Rome, et pour la réalisation de ces grandes maquettes audacieuses et novatrices réalisées pour le musée d’Orsay et mises à l’honneur à l’occasion du quarantième anniversaire du musée. Un musée réhabilité et transformé de gare en musée par la grande architecte, designer et architecte d’intérieur italienne Gae Aulenti. Clémence Raynaud, conservatrice en chef architecture et Sylvie Patry, déléguée aux célébrations des musées d’Orsay et de l’Orangerie, ont proposé à Richard Peduzzi de reprendre sa narration dans un contexte de pluridisciplinarité, et en dialogue avec l’architecture du XIXème qui l’a inspiré et qui joue un rôle central dans ses créations.

L’exposition présente les maquettes des décors de l’artiste, ses dessins et ses peintures, ses Études, la recherche picturale et graphique étant un fil conducteur de son œuvre scénographique. Ses travaux sont mis en perspective avec les collections du musée, les techniques et les siècles se mêlent, ouvrant sur d’autres imaginaires. Le temps interagit et donne puissance et poésie à l’un comme à l’autre. Ce voyage dans les architectures du scénographe nous fait rencontrer ses obsessions, entre murs sans fin, ruines, tours et lieux désaffectés. Dès les premières réalisations avec Patrice Chéreau apparaissent ses leitmotivs qui traverseront toute son œuvre et lui donneront une puissance métaphorique, entrant en résonance avec la mise en scène. Richard Peduzzi s’en est expliqué dans un livre autobiographique : une enfance passée au Havre dans les décombres de la guerre, et affectée par l’incarcération de sa mère. De ses expériences traumatiques il tirera des scénographies d’une grande force pour des spectacles conçus comme des œuvres d’art total.

Patrice Chéreau et Richard Peduzzi © BR (2)

C’est Dom Juan de Molière, monté en 1969 au Théâtre du Huitième à Lyon, qui marque le début du compagnonnage entre Patrice Chéreau et Richard Peduzzi. Dès ce premier travail, le scénographe impose un style épuré, architectural et loin de tout naturalisme, rompant avec les décors classiques illustratifs. Il devient le scénographe de la quasi-totalité des spectacles mis en scène par Patrice Chéreau pour le théâtre, l’opéra (notamment la Tétralogie de Wagner à Bayreuth) et les films comme La Chair de l’Orchidée et La Reine Margot, dessinant une esthétique commune immédiatement reconnaissable.

Patrice Chéreau (1944-2013) est ce jeune metteur en scène surdoué qui commence à faire du théâtre au Lycée Louis-Le-Grand, et dirige à vingt-deux ans, en 1966, le Théâtre de Sartrouville, où il s’engage dans un théâtre politique, au sens large. Il y monte Marivaux et Labiche puis Les Soldats de Jakob Lenz qui remporte le Concours des jeunes compagnies, s’entoure de Richard Peduzzi pour les décors, du créateur lumières André Diot, du costumier Jacques Schmidt pour monter deux pièces chinoises. En 1969 il part au Piccolo Teatro de Milan à la demande de Paolo Grassi, grand impresario et administrateur culturel où il suit et admire le travail de Giorgio Strehler qu’il considère comme son maître. De 1972 à 1982, il dirige avec Roger Planchon et Robert Gilbert le Théâtre national populaire de Villeurbanne. Il y met en scène entre autres, Massacre à Paris, pièce de Christopher Marlowe écrite en 1593, qui traite du massacre des protestants le jour de la Saint Barthélémy, en 1572.

Étude pour Le Massacre à Paris © Atelier Peduzzi (3)

La création eut lieu, quatre cents ans plus tard, en 1972, à Villeurbanne, dans une scénographie monumentale, où l’on trouve tous les motifs des scénographies de Richard Peduzzi, notamment la tour, l’eau et les quais, à côté de ses hautes tours et des murs sans fin. Au-delà de la notion d’enfermement qui le hante, il fait co-exister dans la scénographie des éléments de différentes époques, dans des jeux d’ombre et une atmosphère élisabéthaine. Une trentaine de personnages et une dizaine de musiciens habitent la scène. La pièce constitue un réel événement théâtral avec un gigantesque bassin contenant quatre-vingts tonnes d’eau qui jouaient un rôle dramatique majeur, évoquant la dimension sanglante et organique de la nuit de la Saint-Barthélemy : les comédiens glissaient, combattaient et certains personnages y disparaissaient en mourant. L’exposition montre l’Étude pour la pièce, aquarelle et pastel de Richard Peduzzi ainsi que sa Maquette du décor dont une longue tour de briques et au sol une marqueterie de loupe d’orme sur contreplaqué qui réfléchissait les personnages.

Lui faisant face, les aquarelles de La Dispute, pièce de Marivaux écrite en 1744, dont la mise en scène de Chéreau a marqué toute une génération. C’est un tournant dans les techniques scénographiques avec un décor en béton suspendu au-dessus de l’eau, transformant la pièce en une expérience presque clinique et close, loin de la légèreté habituelle associée à Marivaux. Des segments de murs se déplacent et composent les différentes séquences de la pièce dans un esprit de labyrinthe et d’enfermement qui mène à la démesure et au Vertige. La pièce fut créée en 1973 au Théâtre National Populaire de Villeurbanne et reprise à la Gaîté Lyrique, à Paris. Le critique Gilles Sandier, enthousiaste, écrivait : « J’ai rarement vu un spectacle plus sauvage que ce spectacle-là, plus féroce sur l’amour et sur le désir ». Il y eut Le Roi Lear d’Edouard Bond en 1975 au TNP de Villeurbanne et une scénographie utilisant des éléments de décor épurés et monumentaux, des estrades et des tas de débris, à l’arrière-plan.

Étude pour La Dispute © Atelier Peduzzi (4)

En 1976, pour fêter le centenaire du festival de Bayreuth créé par Richard Wagner, Patrice Chéreau et Richard Peduzzi, présentent L’Or du Rhin, premier opéra de L’Anneau du Nibelung de Wagner (appelé aussi Le Ring) sous la direction musicale de Pierre Boulez. Les trois autres opéras – La Walkyrie, Siegfried et Le Crépuscule des dieux, seront présentés les années suivantes. Chéreau ne se laisse pas envahir par la mythologie germanique et nordique, il situe l’action au XIXe siècle, en pleine révolution industrielle – les dieux sont vêtus en bourgeois capitalistes et les Nibelung en prolétaires, une représentation critique du capitalisme et de l’industrialisation. Si la première fut un véritable scandale à Bayreuth, la dernière en revanche prêta à une longue ovation de plus de quarante-cinq minutes et ce Ring demeure LA référence emblématique. Son barrage hydroélectrique bousculant les rives du Rhin et la forge industrielle imaginée, restent gravés dans l’histoire de l’opéra.

L’Opéra Garnier sollicite ensuite Patrice Chéreau, qui signe en 1979 la toute première création mondiale de la version intégrale en trois actes de Lulu, opéra dodécaphonique d’Alban Berg dont la partition fut achevée par le compositeur Friedrich Cerha après la mort de Berg. Pierre Boulez en assure la direction musicale. L’argument part de la pièce de Franck Wedekind, auteur dramatique contestataire de l’ordre bourgeois, attiré par le monde des saltimbanques qui relate le parcours tragique de Lulu, archétype de la femme fatale, de son ascension à sa chute et son assassinat. Le décor Art Nouveau de marbre noir avec son escalier monumental et les costumes années trente subliment la tragédie expressionniste et la sensualité de l’œuvre qui, dans sa modernité, dégage une certaine froideur. Trois maquettes – en bois, carton, métal, papier, peinture acrylique et rhodoïd – sont montrées dans l’exposition.

Dans les années 1980, le compagnonnage avec l’écrivain Bernard-Marie Koltès (1948-1989) se met en place. L’auteur parle de la solitude absolue de l’être, des relations sentimentales complexes mêlées aux lois de l’économie et du commerce, du manque de communication, de la confrontation avec l’autre, l’inconnu, le marginal, l’étranger. Il parle de la nuit et devient l’auteur de prédilection de Patrice Chéreau, qui inaugure le Théâtre des Amandiers à Nanterre qu’il dirige de 1982 à 1990, avec la pièce Combat de Nègre et de chiens, en 1983. Michel Piccoli, Myriam Boyer et Philippe Léotard l’interprètent. La scénographie est un immense pont d’autoroute en béton surplombant voitures et arbres, comme un non-lieu nocturne, sorte de terrain vague ou d’espace vide. Chéreau met ensuite en scène ses autres pièces, hormis la dernière.

Étude pour Quai Ouest © Atelier Peduzzi  (5)

Ainsi Quai ouest en 1986 où Richard Peduzzi crée un dispositif scénique comme un hangar ou comme les docks abandonnés de New York inspirés du Pier 52 à Greenwich Village, qu’il développe l’année suivante avec Dans la Solitude des champs de coton, dialogue entre un dealer et son client, monté à plusieurs reprises par Chéreau – qui revient aussi sur scène, interprétant le dealer. Ce dispositif scénographique prolonge l’esthétique de désolation urbaine et d’anonymat nocturne. Dans la pièce Le Retour au désert, présentée en 1988 au Théâtre Renaud-Barrault, les volumes et perspectives monumentales de Peduzzi reviennent, servant de caisse de résonance à la langue de Koltès, avec une dialectique entre le dedans et le dehors, la transformation du jardin et de la maison en une arène antique. La dernière oeuvre de Koltès, Roberto Zucco, a pour thème la vie et la mort d’un personnage de faits divers que l’auteur a élevé au rang de mythe. Le metteur en scène Georges Lavaudant en réalise la lecture-spectacle en 2009, au Théâtre de la Ville et Richard Peduzzi la conception de la scénographie. Roberto Zucco se révélera comme un événement exceptionnel.

Études pour Hercules © Atelier Peduzzi (6)

En 1983 la mise en scène de Chéreau pour Les Paravents de Genet, à Nanterre, a fait date. Richard Peduzzi y avait conçu un grand espace brut et monumental propice à l’affrontement tragique et aux nombreux personnages et avait créé des espaces nettement séparés entre les colonisés et les colons. Avec Lucio Silla opéra en trois actes de Mozart, créé en 1984/1985 à la Scala de Milan sous la direction musicale de Sylvain Cambreling, le scénographe invente un nouveau mur monumental et sans limite qui dévore la scène et se resserre sur les personnages. Le drame antique – le dictateur romain Lucio Silla convoite Giunia, la fille de son ennemi Marius – est transposé dans les années 1930, ce qui accentue le climat d’oppression et la tension politique. Autre mur, plus extravagant encore, dans Hamlet mis en scène par Chéreau au Festival d’Avignon et au Théâtre des Amandiers de Nanterre en 1988 : Richard Peduzzi élabore un mur comme couché, immense tapis de bois en marqueterie qui a marqué le théâtre, sorte de réplique au célèbre mur de la Cour d’honneur du Palais des Papes d’Avignon dont la présence en fond de scène est austère et imposante. Ce mur couché masque une machinerie complexe permettant des modulations de niveaux avec des fosses et des trappes, qui symbolisent la décomposition progressive de la cour d’Elsinore. Espace métaphorique, il reproduit les motifs géométriques des façades Renaissance.

En 2004 c’est avec Luc Bondy que travaille Richard Peduzzi pour Hercules, opéra d’Haendel avec William Christie et les Arts Florissants, spectacle présenté au Festival d’Aix-en-Provence et c’est avec Chéreau qu’il réfléchit sur Wozzeck, opéra d’Alban Berg écrit à partir de la pièce de Georg Büchner où la violence sociale et psychologique amène le soldat Franz Wozzeck au bord de la folie. Le scénographe construit un décor épuré, dans la géométrie de cubes qui suivent la structure musicale, ces blocs colorés évoquent le constructivisme russe. Le spectacle est présenté au Théâtre du Châtelet en 1992, sous la direction musicale de Daniel Barenboïm. Plusieurs maquettes de Wozzeck sont présentées dans l’exposition. En 2007 ce fut pour Chéreau un retour vers Wagner avec Tristan et Isolde dont la matière lui convenait bien « cette façon de donner tant de responsabilité aux mots » disait-il. Le spectacle fut présenté à la Scala de Milan sous la direction musicale de Daniel Barenboim. Chéreau a travaillé à partir du mythe des deux amants qui trouvent dans la mort la seule possibilité de vivre leur passion, en s’interrogeant sur la dépression et le suicide et en regardant du côté des mystiques comme Saint Jean de La Croix et Sainte Thérèse d’Avila. La scénographie composée par Richard Peduzzi ouvre sur l’Antiquité déchue représentée par un temple romain imprimé sur un mur en ruines, loin de toute imagerie germanique. La même année Chéreau présente en 2007 aux Wiener Festwochen, puis au Festival d’Aix-en-Provence De la Maison des morts, dernier opéra du compositeur tchèque Leoš Janacek, composé en 1927/1928 et adapté du roman Souvenirs de la maison des morts de Fiodor Dostoïevski où il retrouve le chef d’orchestre Pierre Boulez plus de vingt-cinq ans après leur célèbre Ring de Wagner. Richard Peduzzi construit une sorte de pénitencier, comme un immense blockhaus couleur anthracite pour représenter les camps et les bagnes et symboliser l’oppression des goulags.

Étude pour De la maison des morts © Atelier Peduzzi (7)

Après la disparition de Patrice Chéreau en 2013, la route continue pour le scénographe. Clément-Hervieu Léger fait appel à lui pour L’Éveil du printemps de l’auteur allemand du XIXème Franck Wedekind, qu’il monte pour l’entrée de la pièce à la Comédie Française, en 2017. Le metteur en scène fut d’ailleurs l’assistant de Patrice Chéreau sur plusieurs spectacles. La pièce traite du malaise adolescent dans une société corsetée où le côté sombre et pessimiste l’emporte. Richard Peduzzi le traduit dans la scénographie par un aspect sépulcral et monochrome. En 2019 il signe la scénographie des Vêpres Siciliennes de Claudio Monteverdi à l’Opéra de Rome, dans une mise en scène de Valentina Carrasco. Son Étude pour cet opéra est faite d’huile et de gouache et montre le travail préparatoire et ses recherches pour donner vie à de puissants volumes.

Le musée d’Orsay permet de refaire le parcours, sublimement fécond, de ces spectacles, basé sur la complicité de deux grands créateurs, Patrice Chéreau et Richard Peduzzi, spectacles restés emblématiques et chargés de sens entre la monumentalité de la scénographie et la fragilité des comédiens. Ils ont mis les éléments dramaturgiques en tension – scénographie, lumières et costumes – créant ainsi un théâtre total. Par ailleurs les commissaires de l’exposition font dialoguer les œuvres de Richard Peduzzi avec celles du musée d’Orsay, le scénographe les a choisies, elles les ont mises en correspondance. Loin de faire table rase du passé, la modernité de Richard Peduzzi se nourrit des grands édifices antiques, fondements de la formation en architecture, au XIXème. Ainsi la Prison de la Petite Roquette, destinée aux mineurs, d’Hyppolite Le Bas rattrape ses obsessions de jeunesse ; Le Temple de Neptune à Paestum, signé Viollet-Le-Duc, comme le Temple de la Victoire aptère à Athènes, L’Enceinte de la Porte Saint-Paul ou encore Entrée d’une maison, Pompéi par l’architecte Louis Boitte appellent la monumentalité des réalisations scénographiques de Peduzzi. Les colonnes de l’Antiquité semblent le fasciner. Chez lui, la tour est aussi un personnage comme elle l’est dans la Restauration des tours à étages de l’Assyrie réalisée en 1878 par Charles Chipiez. Cette tour de Babel, encre de Chine, aquarelle et mine graphite, n’est pas sans évoquer les tours du scénographe. Les Études de cube et de cylindre d’Eiffel ou le jeu de lumière et d’obscurité dans Un parc la nuit de József Rippl-Rónai, pastel sur toile réalisé entre 1892 et 1895, sont aussi des scènes de théâtre en soi.

Tours à étages de l’Assyrie, Charles Cipiez (8)

Ainsi la puissance métaphorique de l’architecture du XIXème siècle rejoint les architectures imaginaires de Richard Peduzzi qui fut aussi un bâtisseur d’espace génialement inspiré avec les films de Patrice Chéreau dont La Chair de l’Orchidée en 1975 et La Reine Margot en 1994. Au-delà de toutes les Études et des Maquettes, l’exposition propose plusieurs vidéos dont l’une s’intitule Vertige – Entretien avec Richard Peduzzi, des propos recueillis par Clémence Raynaud en 2026. D’autres montrent des extraits de spectacle, comme Phèdre présentée à l’Odéon-Théâtre de l’Europe avec Dominique Blanc dans le rôle-titre. On trouve aussi dans des vitrines, toutes sortes d’esquisses, dessins et peintures, étapes de préparation des travaux du scénographe. L’exposition est d’une grande richesse, dans un musée d’Orsay inspiré et inspirant, entre arts visuels et arts de la scène.

Brigitte Rémer, le 21 octobre 2026

Visuels – (1) Coupe longitudinale de l’Opéra de Paris, maquette réalisée par Richard Peduzzi et Gianni Gianese, musée d’Orsay (1986) © brigitte rémer – (2) Patrice Chéreau (à gauche), Richard Peduzzi (à droite), photo issue de la vidéo Vertige – Entretien avec Richard Peduzzi,  propos recueillis par Clémence Raynaud en 2026 © brigitte rémer – (3) Richard Peduzzi, Étude pour Le Massacre à Paris, pièce de Christopher Marlowe (1593). Mise en scène de Patrice Chéreau, Théâtre National Populaire, Villeurbanne, 1972. Aquarelle et pastel, 1972. Collection particulière. © Atelier Peduzzi – (4) Richard Peduzzi, Étude pour La Dispute, pièce de Marivaux. Mise en scène de Patrice Chéreau, Théâtre National Populaire, Villeurbanne, 1972. Aquarelle et pastel, 1973. Collection particulière © Atelier Peduzzi – (5) Richard Peduzzi, Étude pour Quai Ouest, pièce de Bernard-Marie Koltès (1985). Mise en scène de Patrice Chéreau, Théâtre des Amandiers, Nanterre, 1986. Aquarelle et pastel, 1985, repris en 2020 et 2024. Collection particulière © Atelier Peduzzi – (6) Richard Peduzzi, Études pour Hercules, opéra de Georg Friedrich Haendel (1744). Mise en scène de Luc Bondy, Festival d’Aix-en-Provence, 2004. Aquarelle et gouache, 2004. Collection particulière © Atelier Peduzzi – (7) Richard Peduzzi, Étude pour De la maison des morts, opéra de Leoš Janáček (1927-1928). Mise en scène de Patrice Chéreau, Festival de Vienne ; Holland Festival ; Festival d’Aix-en-Provence ; Metropolitan Opera, New York ; Teatro alla Scala, Milan, 2007. Aquarelle, gouache et pastel, 2007, repris en 2026. Collection particulière © Atelier Peduzzi – (8) Restauration des tours à étages de l’Assyrie. Vue perspective d’une tour de deuxième type : temple chaldéen à rampe unique et sur plan carré, Charles Cipiez (1878) – Encre de Chine, aquarelle et mine graphite © brigitte rémer.

Exposition Vertige. Richard Peduzzi à Orsay, du 6 octobre 2026 au 17 janvier 2027 de 9h30 à 18h00, le jeudi jusqu’à 21h45 – Fermé le lundi – au musée d’Orsay, Esplanade Valéry Giscard d’Estaing. 75007 – métro : Solférino – tél. : 01 40 49 48 14 – site : www.musee-orsay.fr – Coordination générale et régie, Judith Lamas, musée d’Orsay – Accrochage Johanna Bollet, Félix Babault, Victor Dehoux et Gregory Welty, musée d’Orsay – Graphisme Cyrille Lebrun, musée d’Orsay – Lumière Guillaume de l’Espinay, musée d’Orsay – Audiovisuel Marie-France Gripois, musée d’Orsay – Iconographie de production Aude Durand-Delannoy, musée d’Orsay et Nathalie Rosenblum.

Et aussi : Samedi 14 novembre 2026 à 15h, Richard Peduzzi, un portrait sensible, une conversation, ponctuée d’intermèdes littéraires et musicaux, avec Richard Peduzzi, scénographe, Arnaud Laporte, journaliste, Pascal Dusapin, compositeur, Gaël Rakotondabre, pianiste et Laura Vazquez, écrivaine – Dimanche 15 novembre 2026 à 15h, Richard Peduzzi dans les collections. Dessiner un musée, avec Richard Peduzzi, scénographe et Arnaud Laporte, journaliste.